Le marché bisontin, quel constat ?

Stabilisation des prix, taux d’intérêt exceptionnellement bas : un optimisme retrouvé !

Depuis 2016, nous pouvons constater que le marché immobilier bisontin reprend des couleurs. En effet, les bisontins semblent avoir accepté la crise qui s’est abattu sur eux en 2007. Les vendeurs sont de plus en plus conscients du prix du marché et l’on voit de moins en moins de biens surévalués et d’écarts de prix déconcertants.

Aujourd’hui, dans la grande majorité des cas, les particuliers se rapprochent de professionnels pour estimer leurs biens. Grâce à ces conseils, les prix sont devenus plus justes. Par conséquent, le marché est plus clair pour le consommateur, moins fluctuant, les prix sont plus ajustés et les transactions plus fluides.
L’optimisme a repris le pas sur la morosité. Les prix, après une chute vertigineuse, ont commencé à se stabiliser. Ces derniers, comme les taux d’intérêt, sont historiquement bas, l’hémorragie a cessé. C’est le moment d’acheter et l’acquéreur l’a compris.

Par voie de conséquence, nous connaissons un volume de ventes plus important. En effet, on peut noter une croissance de 5 % sur la dernière année. Les bisontins reprennent confiance en l’avenir et en l’immobilier.

Cependant, attention à la mésentente. Le marché est plus équilibré, les ventes sont plus nombreuses, mais les prix n’augmentent pas. Nous vivons certes, une embellie, mais celle-ci pourrait être à nouveau remise en cause par une hausse des taux d’intérêt prévus dans les prochaines années, ou une surabondance de constructions de neufs par rapport à la population.

Contrairement à sa grande voisine Dijon, chef-lieu de la région Bourgogne-Franche-Comté, Besançon reste une ville étudiante relativement accessible. Le prix moyen au mètre-carré est en effet de 1 620 € pour l’ancien et de 3 050 € pour le neuf. En outre, il existe de grandes différences de prix selon les quartiers et les années de construction du bien. Les prix peuvent doubler voire tripler si l’appartement se trouve au cœur de la Boucle ou à Planoise. Ou encore, si un appartement se situe dans une copropriété de 2012 ou de 1960. Ces derniers ont subi une importante baisse de prix, s’expliquant par deux grands facteurs : Premièrement, les copropriétés des années 60/70 sont très nombreuses (la ville de Besançon comme la France connurent un grand essor démographique sur ces deux décennies). Deuxièmement, la qualité de ces constructions est souvent moindre par rapport à celle des constructions récentes (les isolations phoniques et thermiques ne sont pas performantes, les travaux de remise aux normes sont onéreux et les ravalements de façade effraient souvent l’acquéreur).

Enfin, nous constatons un changement dans le mode de consommation des primo-accédants.
Contrairement à leurs aînés, qui achetaient des appartements à bas prix, pour ensuite réaliser l’ensemble des travaux, les nouveaux consommateurs veulent, à l’heure du fast-food et du drive, acheter clef en main. Ils auront de plus en plus de mal à se projeter, seront plus sensibles aux critères techniques, de confort et de consommation énergétique. C’est dans cette conjoncture actuelle que la présence d’un bon professionnel devient incontournable.

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